Covid-19 : des experts alertent sur une possible troisième vague après les fêtes

Covid-19 : des experts alertent sur une possible troisième vague après les fêtes

Covid-19 : des experts alertent sur une possible troisième vague après les fêtes


Alors que le pic de l’épidémie de la seconde vague de coronavirus est passé en France et que le chef de l’État a annoncé les mesures d’allègement du confinement, doit-on redouter une 3e vague de l’épidémie ?

L’épidémiologiste Marc Gastellu-Etchegorry pense qu’il est pour l’instant difficile de se prononcer : “Avec cette épidémie et ce virus qui est nouveau, on a vu une série de prédictions venues de toute part qui se sont avérées fausses. Il faut donc être prudent dans ce qu’on va estimer”.

Une troisième vague peut-être pas inéluctable”


Selon le directeur adjoint d’EpiCentre (centre d’épidémiologie de Médecins Sans Frontières), cette troisième vague n’est pas peut-être pas inéluctable. “Si on arrive à abaisser le nombre de nouveaux cas et qu’ils sont bien contrôlés, nous avons un certain nombre d’outils, dont le vaccin, qui nous permettent penser qu’on peut arriver à stabiliser les chiffres à un niveau assez bas.

Les inquiétudes des professionnels de la santé

Le 29 octobre dernier, Olivier Véran, ministre de la Santé et médecin neurologue, reconnaissait sur France Info que la France n'était pas à l'abri d'une "troisième vague" malgré le retour du confinement.

"Nous ne pouvons pas exclure le fait que le virus continu de circuler. Nous ne pouvons pas exclure le fait qu'il y ait derrière une troisième vague : les Etats-Unis connaissent un début de troisième vague", a-t-il jugé.

Pour Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, la deuxième vague de contamination à laquelle fait face la France, ne sera certainement pas la dernière. En effet, celui-ci annonçait déjà la possibilité d’une résurgence du virus après les fêtes le 29 octobre au micro de France Inter.

Pour Karine Lacombe, infectiologue et chef de service dans un grand hôpital parisien, "il ne faut pas reprendre notre vie d’avant, sous peine d’aller tout droit vers un troisième reconfinement, qui d’ailleurs n’est pas complètement exclu. Il faut que nous soyons très prudents jusqu’à ce que l'on puisse vacciner en masse et bénéficier d'une certaine immunité."

" Nous pourrons fêter Noël et le 31 décembre, mais cela me semble complètement illusoire de penser qu’on pourra le faire comme 'avant'".

 

Des pays déjà touchés par une troisième vague

L’hypothèse d’une recrudescence de l’épidémie après les fêtes n’est pas impossible, en effet, de nombreux pays font déjà face à une troisième vague.


  • Les Etats-Unis

Après une première vague au printemps, puis une recrudescence du nombre de cas cet été, les États-Unis font aujourd’hui face à une troisième vague massive. Deux semaines avant l'élection présidentielle américaine, cette troisième vague se profilait déjà. Elle est aujourd’hui une réalité.

Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies, ont ainsi récemment demandé aux Américains de ne pas voyager et de ne pas se regrouper pour les fêtes de Thanksgiving afin d’éviter toute propagation de l’épidémie.

  • Le Japon

Face à une recrudescence brutale de la pandémie dans l’archipel nippon, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer le 19 novembre à la presse que le pays affrontait une troisième vague. "Je considère que nous sommes à présent en situation d’alerte maximale", a-t-il déclaré.

  • La Corée du Sud

La Corée du Sud affronte elle aussi sa troisième vague. 

"Nous pensons que la troisième vague d’infection par le virus est actuellement une réalité, après avoir constaté une situation similaire en février-mars et en août", a ainsi déclaré le 20 novembre Yoon Tae-ho, un haut responsable sud-coréen de la santé, lors d’une conférence de presse.

  • L’Iran

Le 21 novembre, alors qu’il assiste à une réunion du Comité de lutte contre le virus, retransmise à la télévision, le président iranien Hassan Rohani décide de jouer la carte de la franchise avec sa population et a parlé d’une troisième vague épidémique. "Nous voulons dire au peuple que le problème du coronavirus est très sérieux", insistait-il. 


Sources : France info, France Inter, Yahoo